Bénir Dieu



Talmud de Babylone traité Bérakhoth page 35 b
Rabbi Hanina bar Papa enseigne : quiconque jouit de ce monde sans bénir Dieu vole le Saint, béni soit-Il, et l’assemblée d’Israël, comme il est dit (Pv 28) : « Il vole son père et sa mère puis il déclare : je n’ai point fauté » et il devient complice de l’homme destructeur.
« Son père » est le Saint, béni soit-Il, comme il est dit (Dt 32) : « Car Il est ton père, Celui qui t’a fait ». Quant à « sa mère » c’est l’assemblée d’Israël, comme il est dit (Pv 1) « Ecoute mon fils la leçon de ton père et n’abandonne pas la Torah de ta mère. » Que signifie « il devient complice de l’homme destructeur » ? Rabbi Hanina bar Papa répond : il devient le complice de Jéroboam fils de Nabat (successeur de Salomon) qui détruisit le lien entre Israël et son Père aux Cieux (en construisant deux veaux d’or).

Rachi
Il vole le Saint, béni soit-Il: Il vole Sa bénédiction [on ne reconnaissant pas que Dieu est source de bénédiction.]
Et l’assemblée d’Israël : car lorsque Israël faute, les fruits sont touchés [Dieu ne donne plus les pluies de bénédiction.]


Pour le Talmud, quiconque consomme un met sans bénir Dieu, c’est-à-dire sans Le reconnaître source de bénédiction, est un voleur.L’homme peut jouir du monde à cette seule condition.

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