La Manne



"L'Eternel dit a Moise: Je vais faire pleuvoir pour vous du pain depuis les cieux" (ex.16:4) Tel est le sens du verset: "Tu ouvres la main et Tu rassasies avec bienveillance (Ratson) tout etre vivant." Viens et vois, combien les voies du Saint, beni soit-Il, sont differentes de celles des mortels.
Lorsqu'un homme tient une eponge imbibee d'eau dans sa main et que celle-ci est ouverte, pas une goutte n'en tombe; mais en la fermant, il en fait tomber de l'eau.

En revanche, en ce qui concerne Le Saint, beni soit-Il, c'est le contraire. Certes, Il tient l'eponge dans Sa main, car il est dit: "Le fleuve de D-ieu contient de l'eau en abondance"; (Ps. 65:10); et aussi "qui a mesure les eaux dans le creux de Sa main?" (Is. 40:12) S'il la tient fermee (litteralement: retient), aucune pluie ne tombe, car il est dit: "Il arrete les eaux et elles tarissent" (Job. 12:15) et aussi: "Il retiendra le ciel, et la pluie ne se repandra pas." (Deut. 11:17) Tandis que s'Il ouvre la main, la pluie tombe.

Comme il est dit: "L'Eternel ouvrira pour toi Son bienfaisant tresor du ciel pour dispenser au sol des pluies opportunes". (Deut. 28:12) C'est dans ce sens que le verset proclame: "Tu ouvres Ta main et Tu rassasies tout etre vivant a volonte (Ratson)." Il n'est pas dit "tout etre vivant avec de la nourriture", mais "tout etre vivant a volonte." C'est qu'Il comble chacun suivant ses desirs.

De meme aux temps messianiques, le Saint, beni soit-Il, satisfera tout etre selon son desir. Et si cela te surprend, regarde ce qu'Il a fait a Israel dans ce monde-ci lorsqu'Il lui fit descendre la manne, qui contenait toutes sortes de saveurs, si bien que chacun des Israelites put apprecier le gout de tout ce qu'il avait particulierement aime. Ainsi qu'il est ecrit: "Voici quarante ans que l'Eternel, ton D-ieu, est avec toi: tu n'as manque (davar) de rien." (Deut. 2:7)

Comment comprendre l'expression: "Tu n'as manque de rien (davar)"? Celui qui desirait manger une quelconque (davar) specialite, n'avait qu'a dire (par exemple): "Ah, si seulement je pouvais avoir une volaille engraissee pour mon repas!" Aussitot, le gout (de la manne) se transformait dans sa bouche en celui d'un chapon gras. Ils n'avaient qu'a prononcer une parole (davar), et le Saint, beni soit-Il, realisait leur volonte.

R Abba dit: Il n'etait pas necessaire de prononcer une parole. Il suffisait a l'homme de penser a ce qu'il desirait, et le Saint, beni soit-Il, realisait son voeu: Il lui permettait de savourer le gout de ce dont il avait envie. La preuve qu'il en etait reellement ainsi, comme l'a dit le prophete Ezechiel: "Le pain que je t'ai donne, (c'etait comme si je t'avais) nourri de fine fleur de farine, d'huile et de miel". (Es. 16:19)

Or, un verset dit: "Voici que, du ciel, je vous ferai tomber du pain", et un autre verset affirme: "La manne avait la saveur d'un beignet au miel" (Ex.16:31), tandis qu'ailleurs, il est declare: "Elle avait le gout d'une patisserie a l'huile". (Nom. 11:8) Comment concilier ces trois affirmations differentes?
- Les jeunes gens trouvaient a la manne le gout du pain, les personnes agees le gout du miel, et les bebes le gout de l'huile.

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